The Cabin in the Woods: Joss et Drew font un film

[Petite critique du film à chaud] Des petits spoilers sont susceptibles d’apparaître dans cette critique, donc si vous comptez regarder ce film et préférez garder la suprise total, la lecture est déconseillée.

The Cabin in the Woods est un film réalisé par Drew Goddard (Buffy The Vampire Slayer) sorti en 2011. Le scénario a été écrit par Drew Goddard (le réalisateur, donc) et Joss Whedon (Buffy The Vampire Slayer, Firefly, The Avengers). Ce sont donc deux personnes ayant opéré sur Buffy qui se retrouvent pour le premier film. On retrouve au casting Chris Hemsworth (et oui, l’acteur qui joue Thor peut être correct dans un autre rôle), Bradley Whitford (génial) et Kristen Connolly (que vous avez pu voir dans House of Cards).

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The Cabin in the Woods commence comme n’importe quel film d’horreur/slasher classique: une bande de jeunes très caricaturaux se retrouvent pour passer un week-end dans une cabane isolée dans les bois. Jusque-là, tout va bien. Sauf qu’on fait petit à petit la découverte de caméras, mises en place par une sorte d’agence secrète, pour espionner les résidents de la cabane. On croit à une émission de télé-réalité au départ, puis on se rend compte assez vite que ça va bien plus loin que l’on nous l’a laissé entendre. Et c’est là que le film devient jouissif (serais-je un psychopate ?): des monstres en tous genres, plus dégueulasses les uns que les autres, apparaissent pour tenter de massacrer notre bande de personnages. Et c’est là également que l’on voit que ce film va plus loin qu’il le laisse paraître: c’est un véritable hommage aux films d’horreur, sous forme de parodie, un véritable film méta. Beaucoup de genres sont abordés, et beaucoup de films sont référencés: une vraie mine d’or pour les fans d’horreur. La fin voit apparaître devant nous une actrice culte (dont je ne révélerai pas le nom), sorte de récompense en forme de clin d’oeil, pour une conclusion déjantée et encore une fois, jouissive.

The Cabin in the Woods est le premier film de Drew Goddard, et on pourrait croire à un coup d’essai maladroit, mais je ne suis pas de cet avis. Pour moi, le film est très réussi, et est également une très belle surprise: je le recommande chaudement. 

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The Wire: you can’t even call this shit a war, wars end

Depuis le temps qu’on me vend The Wire comme la meilleure série de tous les temps et depuis le temps que j’ai envie de la regarder, j’ai enfin visionné la saison 1. Et j’ai beaucoup aimé. Pour vous présenter à peu près la série, je peux vous dire que The Wire suit les actions de la police à Baltimore, dans sa lutte contre le trafic de drogues. Et c’est vraiment tout ce que je peux vous dire, tant The Wire est complexe et nécessite vraiment d’être vue. Elle a été diffusée de 2002 à 2008 sur HBO.

Dans cette première saison, on suit le détective Jimmy McNulty (Dominic West), ainsi que toute son équipe, alors qu’il essaie de coincer le plus gros dealer de la ville: Stringer Bell (Idris Elba). Ce qui impressionne dans The Wire, c’est l’absence totale de manichéisme dont fait preuve les scénaristes: personne n’est blanc ou noir. On peut se prendre d’affection pour un trafiquant (Wallace par exemple), au même titre que l’on peut détester un policier. Mention spéciale aux personnages de D’Angelo (Lawrence Gilliard, Jr.), et à celui d’Omar (interprété par le géant Michael K. Williams), qui m’ont beaucoup plu.

Même si The Wire a tendance à tomber dans le documentaire, par moments, l’intrigue nous tient en haleine. C’est simple: on est scotché à l’écran pendant les 55 minutes et quelques que composent chaque épisode. La série contient une multitude de personnages, un peu comme (attention, cette comparaison peut fâcher certaines personnes) Game of Thrones, que ce soit du côté des trafiquants, ou du côté de la police. Le réalisme est évidemment un des aspects les plus importants de la série, David Simon (le créateur de la série, ainsi que de The Corner et Treme) ayant travaillé pour le journal « The Baltimore Sun« , pendant 12 ans, où il a écrit sur les crimes survenus dans la ville. The Wire n’essaie à aucun moment de faire dans le spectaculaire, et reste toujours fidèle à la réalité de la ville de Baltimore. Cette scène de reconstition d’un crime (sans spoiler) montre bien cet aspect:

 

Vous l’aurez compris, j’ai totalement adoré cette saison 1. Je vous laisse du coup, je vais m’empresser de continuer la série (je compte sur vous pour la commencer).

 

The Good Wife: you’ve been served

Plus on aime quelque chose, plus en parler est difficile. On a peur de ne pas rendre hommage à ce que l’on adore, de ne pas trouver les mots, ou même d’être trop admiratif. Pour moi, The Good Wife fait partie des séries dont j’ai du mal à parler. Elle est l’une des meilleures séries du moment, si ce n’est la meilleure. Ce dont je suis sûr, c’est que The Good Wife est le meilleur drama actuel, issu de networks.

The Good Wife est une série judiciaire, diffusée depuis 2009 sur CBS. Elle fait partie de la catégorie des procedurals, mais ne se contente pas seulement de montrer une affaire (judiciaire, donc) par semaine, mais va bien plus loin, en explorant, par exemple, les arcs narratifs principaux, comme la vie de cabinet à Lockhart/Gardner, ou encore la vie privée des protagonistes. Alicia Florrick est le personnage principal de cette série. Le jour où son mari, Peter, qui est procureur du Cook County (Illinois), est condamné à 10 mois de prison pour avoir engagé des prostituées avec l’argent de l’Etat, elle se voit obligée de recommencer à travailler (alors qu’elle avait arrêté de travailler pendant 13 ans pour s’occuper de sa famille). Will Gardner, un de ses amis universitaires, lui offre un poste au cabinet Lockhart/Gardner.

Ce qui impressionne durant les premiers épisodes de The Good Wife, c’est à quel point tous les personnages sont travaillés, et sont à peu près intéressants. Ceux qui ont le plus de temps à l’écran sont, bien entendu, les collègues d’Alicia (Diane, Will, Cary, David, Kalinda, etc), mais également sa famille. On a notamment les enfants d’Alicia, Zach et Grace, qui apportent un vrai plus à la série, ainsi que sa mère, Veronica, et son frère, Owen. Autour de Peter, également, on a sa mère, Jackie, qui est très importante à ses yeux, mais aussi son conseiller: Eli Gold. (interprété par Alan Cumming). Comme je l’avais écrit dans mon Top 5 des personnages de séries TV, c’est l’un de mes personnages de séries préférés. Il est pleinement investi dans son métier, ce qui donne lieu à plusieurs accès de colère par épisode. Grâce à cette multitude de personnages, on ne s’ennuie jamais dans The Good Wife. Il y a tout le temps une intrigue à se mettre sous la dent, soit une affaire judiciaire, soit un problème familial, ou encore une intrigue politique: c’est passionant.

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Qui dit affaire hebdomadaire, dit guest-stars à foison. Mes préférés sont notamment Michael J. Fox (photo ci-dessus), excellent en avocat détestable, et Carrie Preston, en avocate un peu folle cette fois-ci. Egalement, chaque épisode est différent, on ne s’ennuie jamais. Une fois ce sera une affaire criminelle, une autre fois une affaire de divorce, ou encore une class-action. Le temps consacré à l’affaire de la semaine est très équilibré avec le temps consacré à l’intrigue principal, tout est en finesse. The Good Wife n’est jamais racolleuse, tout est fluide et bien introduit.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, The Good Wife n’a jamais gagné d’Emmy Awards. Pourtant, ce n’est pas faute de le vouloir: CBS fait campagne chaque année auprès des voteurs pour les convaincre, une méthode encore sans succès. Un des arguments les plus souvent avancés: le nombre d’épisodes produits. Chaque saison de The Good Wife compte plus de 20 épisodes, tous de très grande qualité, alors que les séries récompensées en comptent la plupart du temps moins de 12.

Eli Gold, énervé par les résultats de The Good Wife aux Emmy Awards

The Good Wife est l’une des (trop) rares séries qui s’améliorent au cours des saisons. C’est pourqoi je voulais revenir sur le 5ème épisode de la saison 5: « Hitting The Fan », qui est pour moi le meilleur épisode de la série et l’un des plus importants de cette saison. Cet épisode m’a tenu en haleine pendant les 40 et quelques minutes qui le composent. Le jeu d’acteur était au plus haut, notamment dans les interactions Alicia-Will (Julianna Margulies-Josh Charles). Ceux qui regardent la série comprendront pourquoi cet épisode est mon préféré.

Contrairement aux préjuges, oui, CBS peut produire une séries de haut volet. The Good Wife est pour moi le meilleur drama actuellement diffusé sur un network américain (CBS, FOX, NBC, CW, ABC). Comme je le disais plus haut, la saison 5 est pour moi la meilleure, et la série ne cesse de s’améliorer. Vivement la saison 6, qui arrivera le 21 septembre prochain.

L’été 2014 en séries TV

L’été est la période de l’année durant laquelle les 5 grands networks américains (FOX, ABC, NBC, CW, CBS) diffusent beaucoup moins de séries, principalement parce que les saisons se sont terminées quelques semaines (voire mois) avant et qu’ils attendent l’automne pour commencer les nouvelles séries. C’est pourquoi les chaînes du câble, principalement, en profitent pour diffuser leurs séries prometteuses. Et cet été ne déroge pas à la règle. Pour vous permettre de vous retrouver dans cette période de l’année assez riche en séries, j’ai créé une liste SensCritique, et je vais donc écrire un article présentant les must-watchs de cet été, classés par ordre chronologique. Parce que vous le valez bien.

  • Rectify, saison 2, le 19 juillet sur Sundance Channel:

Série coup de poing arrivée l’été dernier; on y suit la réinsertion de Daniel Holden dans la société après 20 ans passés dans le couloir de la mort. Le rythme est très lent, mais permet d’observer le monde à travers les yeux de Daniel et de connaître ses doutes et ses peurs. La saison 1 ne compte que 6 épisodes, la saison 2 en comptera 10. Indispensable.

 

  • The Last Ship, saison 1, le 22 juin sur TNT:

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La dernière production en date de Michael Bay pour la télévision, The Last Ship mettra en scène un équipage d’un destroyer américain qui revient d’une mission en Arctique, pour découvrir que la plupart de la population terrestre a été décimée par une épidémie. Un des scientifiques à bord du navire a donc pour but de trouver un vaccin contre le virus. Etant une production de Michael Bay, on peut s’attendre à des explosions ainsi qu’à du grand spectacle. 10 épisodes composeront cette première saison. Pourquoi pas.

 

  • Tyrant, saison 1, le 24 juin sur FX206281

Nouveau drame politique de la chaîne FX, Tyrant nous propose d’assister au retour à son pays natal du fils du dictateur de l’Etat imaginaire d’Abbudin. En effet, Bassam « Barry » Al Fayeed s’est exilé depuis de nombreuses années, mais est contraint de revenir pour assister au mariage de son neveu. Une fois sur place, il se retrouve impliqué dans les affaires d’Etat. FX a beaucoup misé sur cette série et croit fortement en son potentiel. Quant à moi, je suis assez excité à l’idée de découvrir le premier épisode, notamment par le fait que le créateur de la série soit Gideon Raff (Homeland). J’ai hâte.

 

 

  • The Leftovers, saison 1, le 29 juillet sur HBO
    2% de la population terrestre disparaît sans explication. Quelles seront les conséquences sur la petite ville de Mapleton aux USA ? C’est à cette question que la série va tenter de répondre. On suivra le quotidien du shérif Kevin Garvey, confronté à des violences liées aux commémorations du drame. Damon Lindelof (Lost) et Tom Perrotta sont aux commandes. Bref, The Leftovers m’intrigue. Vivement le début.

 

  • Extant, saison 1, le 9 juillet sur CBS

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Extant a réussi l’exploit d’être une série CBS qui m’intrigue. Hormis The Good Wife, que j’adore, CBS est une chaîne qui me laisse complètement indifférent. Mais là, Halle Berry est de la partie, dans une série qui parle de l’espace, donc je ne peux qu’être intéressé. Avec Spielberg comme producteur exécutif également, on se doit d’être enthousiastes pour cette série. A dans 3 semaines !

 

  • The Strain, saison 1, le 13 juillet sur FX466239

The Strain est une série horrifique, à base non pas de zombies, mais de vampires cette fois-ci. Adaptée des romans éponymes écrits par Guillermo del Toro, cette série est créée par… Guillermo del Toro. La première saison comptera 13 épisodes et sera diffusée à partir de mi-juillet. Je suis intrigué par les débuts de del Toro à la télévision, je regarderai donc.

 

  • Masters of Sex, saison 2, le 13 juillet sur Showtime058861J’avais déjà parlé de cette très bonne série dans mon article sur la rentrée des séries 2013. Je n’ai pas grand chose à rajouter à part que je trépigne d’impatience à l’idée de retrouver cette série. Vivement le 13 juillet.

 

  • The Knick, saison 1, le 8 août sur Cinemax

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Steven Soderbergh l’avait dit: il compte arrêter le cinéma. The Knick est donc sa première création, et sera diffusée sur Cinemax (Banshee). On y suivra le personnel d’un hôpital de New York, contraint de repousser les limites de la médecine, à un époque où le taux de mortalité augmente. Le trailer m’a donné envie de regarder la série. A voir.

 

 

Voilà, ces 8 séries TV sont les indispensables de cet été, selon moi. Bien sûr, d’autres séries seront diffusées (notamment la saison 2 d’Utopia en juillet et la saison 8 de Doctor Who en août, pour lesquelles nous n’avons pas encore de dates précises). Et vous, quelles séries prévoyez-vous de regarder cet été ?

Fargo: le Breaking Bad du Minnesota ?

[Aucun spoiler n’apparaîtra dans cet article.]

Synopsis: Lorne Malvo, tueur à gages et manipulateur hors-pair, verse le sang sur son passage. Notamment dans une petite ville du Minnesota, en émoi suite à quelques cadavres laissés ici et là. Très futée, l’adjointe Molly Solverson mène son enquête. Parviendra-t-elle à faire éclater la vérité ?

Fargo est une des nouveautés de cette année 2014 qui m’avaient le plus excité. Martin Freeman dans une série adapté d’un film des frères Coen ? J »étais déjà conquis.

Tout d’abord, commençons par présenter la série. Fargo est une mini-série (voire anthologie, nous ne sommes pas certains à ce jour) produite par la chaîne américaine FX et diffusée d’avril à juin 2014, dont le créateur et unique scénariste est Noah Hawley. Les acteurs principaux sont Martin Freeman (Lester Nygaard), Allison Tolman (Molly Solverson), Bob Odenkirk (Bill Oswalt) et Billy Bob Thonrton (Lorne Malvo), même si bien plus de personnages que ces 4 là sont présents dans la série. Comme je l’indiquais plus haut, cette série est surtout une adaptation libre, mais avec quelques liens cependant, du film des frères Coen, Fargo, datant de 1996.

Fargo a-t-elle réussi son pari de rendre hommage au film, voire même le dépasser ? Pour ma part, je pense que Fargo surpasse vraiment le matériau original (c’est beaucoup dire). Je vous conseille cependant de voir le film des frères Coen avant de voir la série, pour bien prendre la température du froid qui plane sur le Minnesota qui nous est dépeint ici. Les 10 épisodes qui composent cette saison 1 sont une plongée en apnée dans le Minnesota, où les tueries et mensonges apparaissent par douzaines, depuis l’arrivée dans la région de Lorne Malvo. Psychopate sans but précis, Lorne (joué par Billy Bob Thornton) détruit tout sur son passage, y compris la petite vie tranquille de Lester Nygaard. Lester nous paraît comme un homme honnête, sympathique, même, au départ. Mais au cours des 10 épisodes, sa vraie nature nous est révelée.

Bill Oswalt (Bob Odenkirk) et Molly Silverson (Allison Tolman).
Bill Oswalt (Bob Odenkirk) et Molly Silverson (Allison Tolman)

Allison Tolman, qui joue Molly, est elle la vraie star de la série, étant d’une justesse époustouflante pour un de ses premiers rôles à la télévision, bien même plus que Billy Bob Thornton ou encore Bob Odenkirk. Elle mérite largement un Emmy Award, selon moi. Martin Freeman est lui très bon dans le rôle de Lester Nygaard, véritable antihéros, que l’on peut facilement comparer à Walter White de Breaking Bad (d’où le titre de l’article), dans la mesure où il n’a pas peur de réduire à néant sa vie pour survivre et arriver à ses fins.

La photographie de Fargo, met en valeur le désert glacial du Minnesota, véritable enfer duquel sont proies les protagonistes, notamment dans une scène époustouflante de l’épisode 6. La glace est même fatale pour l’un des personnages principaux, dans l’épisode final. La mise en scène de Fargo est ingénieuse, réussissant à retranscrire pleinement la tension procurée par la qualité du scénario, et même si le rythme est très lent, la série arrive à nous tenir en haleine tout du long. L’atmosphère est également très bien travaillée, à travers les décors notamment, ou encore les dialogues pointus et intelligents.

Fargo a donc réussi en seulement 10 épisodes à se glisser dans mes séries préférées et est devenue ma nouveauté préférée de 2014. Hallucinante de maîtrise, cette première saison passionne et se ferme sur une conclusion plus que satisfaisante. J’espère vraiment qu’il y aura une saison 2, et qu’elle sera aussi bonne que la première.

Bonus: le trailer officiel de Fargo:

 

 

 

Welcome to Sweden: retour sur la saison 1

Un de mes coups de coeur de ces derniers temps est la série suédoise Welcome to Sweden, dont la 1ère saison a été diffusée de fin mars à fin mai sur TV4, en Suède (elle arrivera cet été sur NBC). J’ai été assez réticent au début, à l’idée de commencer cette sitcom, mais c’est le fait que Greg Poehler (le frère d’Amy Poelher) ait créé la série m’a vendu.

Bruce Evans est comptable pour différentes stars, comme Amy Poelher (qui joue son propre rôle dans la série), à New York. Il décide de démissionner de son job pour rejoindre sa petite amie Emma Wiik, en Suède, d’où elle est originaire et où sa famille habite. La sitcom joue très clairement sur les clichés des différences culturelles entre la Suède et les USA, mais d’une manière assez subtile, qui est très souvent hilarante. Welcome to Sweden a clairement un côté « rom-com », mais le négocie très bien, sans jamais vraiment tomber dans les clichés (à part peut-être dans le pilot, quand Emma et Bruce racontent chacun de leur côté leur rencontre). Leur histoire est attachante et drôle, même très émouvante à la fin de la saison 1. Les autres personnages, eux, sont également très réussis. La famille suédoise d’Emma est un peu loufoque (surtout le frère et l’oncle), et apporte un vrai plus quant il s’agit de démontrer les différences de culture avec Bruce. Mention spéciale à l’oncle d’Emma, qui est fan des USA et de leurs films, et qui sort des répliques cultes toutes les 2 minutes (Abed, si tu m’entends).

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Parlons aussi des quelques guests qui font une apparition durant cette saison 1. Nous avons donc, en premier, Amy Poelher , qui joue son propre rôle (un peu caricaturé tout de même). Aubrey Plaza (Parks and Rec) joue elle aussi son propre rôle, une sorte de sbire d’Amy. Ces deux-là forment un duo comique intéressant, que l’on retrouve forcément dans Parks and Recreation. Dans le pilot, Will Ferrell fait également une apparition assez hilarante. Enfin, on retrouve Björn Ulvaeus (membre d’ABBA), notamment dans une séquence où Bruce ne le reconnaît pas.

Welcome to Sweden est donc une sitcom suédoise très sympathique et raffraîchissante. Je la recommande complètement, et j’espère qu’elle vous plaira.

 

[Bonus, le trailer de la saison 1]

 

Veronica Mars: she’s a marshmallow

Voilà, j’ai enfin fini de rattraper la série pour adolescents la plus culte des années 2000: Veronica Mars. J’ai même vu le film, sorti en mars dernier, hier. Il ne me reste donc plus que le livre The Thousand-Dollar Tan Line à lire pour compléter mon exploration de l’univers de notre blonde préférée.

Pour ceux qui ne connaissent pas la série, Veronica Mars est apparue en 2004 sur la chaîne américaine UPN, qui a disparu depuis. Elle traite du quotidien de Veronica Mars (interprétée par Kristen Bell), entre le lycée, son boulot de détective privé avec son père, et de ses amours. A première vue, Veronica Mars a tout l’air d’un teen show basique et sans intérêt. C’était sans compter sur l’univers très riche développé par Rob Thomas durant ces 3 saisons. Tous les personnages sont travaillés et pertinents, un peu à la manière de l’écriture de Joss Whedon (qui apparaît d’ailleurs dans l’un des épisodes).

« Easygoing Veronica Mars. That’s what the kids at school call me. »

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Au cours des 3 saisons de Veronica Mars, en plus des intrigues épisodiques, on suit plusieurs grandes enquêtes. Le meutre de Lily Kane, la meilleure amie de Veronica, en saison 1; un accident de bus pas si accidentel en saison 2; et une affaire de viols en série (ainsi qu’une affaire de meutre, plus tard dans la saison), en saison 3. Malheureusement, Veronica Mars a été victime de la CW, qui l’a annulée et ne lui a jamais proposé une 4ème saison.

Veronica Mars est définitivement une série moderne, proposant une réflexion sur plusieurs terrains: la lutte des classes, le sexisme, la corruption, l’échec scolaire, etc. Rob Thomas va donc beaucoup plus loin que la simple série pour adolescents, en y intégrant des propos graves. L’ambiance qui pèse sur Neptune (ville ou se déroule la série) est parfois légère, mais très souvent lourde et malaisante.

« You’re a marshmallow, Veronica Mars. A Twinkie. »

Les relations entre les personnages sont très intéressants. Notamment la relation entre Veronica, et son père, Keith, qui est développée sur les 3 saisons. J’aime bien également la relation entre Veronica et Logan, même si elle peut paraître redondante à certains moments.

 Kristen Bell est véritablement l’âme de la série, habitant chaque scène où elle est présente, largement au dessus du reste du casting. Elle peut nous émouvoir, nous énerver, nous faire exploser de rire ou encore nous donner envie de devenir détective privé à Neptune. Elle est horriblement cynique, déballant des one-liners à la pelle, certains devenus cultes.

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Même si la série n’a jamais eu le droit à une 4ème saison, grâce à la loyauté des fans, à leur générosité ainsi qu’à la volonté de l’équipe originale de continuer l’aventure, une campagne Kickstarter a donné naissance à un film sorti en 2014, 7 ans après la saison 3. On y retrouve à peu près tous les acteurs de la série, pour notre plus grand plaisir. Je l’ai regardé un jour après avoir fini la série, je n’ai donc pas pu pleinement savourer le plaisir de retrouver les personnages comme les autres fans qui ont, eux, attendu plusieurs années. Cependant, retrouver l’univers de Veronica Mars en film est très plaisant. L’intrigue principale, assez médiocre, est un prétexte pour réunir les différents personnages de la série. J’ai capté beaucoup de références à la série, ce qui fait plaisir. Rob Thomas a clairement conçu ce film comme un film fait par les fans (du fait du financement) et pour les fans. La fin laisse la porte grande ouverte à une suite, soit en film, soit en série TV, ce qui a ravivé mes espoirs.

Veronica Mars est vraiment une série qui a marqué son époque, et qui laisse derrière elle un univers riche, complexe, et adulte. Je ne sais pas comment j’ai fait pour rater cette série excellente, qui rentre dans mon Top 20 Séries TV assez facilement. Je la recommande à tout le monde, et pour ceux qui veulent la découvrir, le coffret des 3 saisons est à 30€ sur Amazon.

Top 5: Personnages de séries TV

[Quelques petits spoilers peuvent apparaître dans cet article]

 

Ron-Swanson-AP5. Ron Swanson, de Parks and Recreation

Pour les fans de Parks and Recreation, on ne présente plus Ron: viril, carnivore, très attaché à sa vie privée, c’est le personnage de Parks and Recreation qui me fait plus rire. Mais pas que, notamment dans la saison 6 où assiste à son mariage avec Diane, qui montre qu’il a su évoluer et accepter les autres. Bravo à Nick Offerman pour l’interprétation.

« When people get a little too chummy with me I like to call them by the wrong name to let them know I don’t really care about them. »

 

 

4. Eli Gold, de The Good WifeEli_Gold

Campaign manager et crisis manager, Eli est mon personnage préféré préféré de The Good Wife. Il est interprété par Alan Cumming, qui donne tout ce qu’il a pour créer un personnage énergique, et qui habite véritablement chaque séquence dans laquelle il est. Eli est aussi très près de la famille Florrick, travaillant dans le même cabinet d’avocat qu’Alicia et étant le crisis manager de Peter, ce qui lui donne une importance plus renforcée. J’aime particulièrement ses accès de colère multiples, à cause des bourdes de certains personnages.

 « Can I say « son of a bitch » ? Or is that too salty? »

 

 

 

 

 

 

 

S1-Promotional-Photos-Liz-Lemon-liz-lemon-14945184-1071-1500 3. Liz Lemon, de 30 Rock

Seule femme de mon Top (bouhouhou), Liz Lemon est la showrunner du Girlie Show, série TV fictive. Elle affronte au cours des 7 saisons de 30 Rock plusieurs obstacles, comme le narcissisme de Jenna, la bêtise de Tracy ou encore l’amitié qu’elle partage avec Jack. L’actrice qui la joue est Tina Fey, ancienne du Saturday Night Live, qui est la créatrice et showrunner de 30 Rock. Liz est véritablement la pierre tournante de la série, toutes les intrigues tournant plus ou moins autour d’elle.

“I want to roll my eyes right now but the doctor said if I keep doing it, my ocular muscles might spasm and eject my eyeballs.”

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2. The 10th Doctor, de Doctor WhoDoctor-Who-Publicity-Photos-2005-2009-david-tennant-11009035-1200-1800

Doctor Who étant une de mes séries préférées, c’était naturel que j’inclus à ce Top mon personnage préféré de la série. La version du Doctor incarnée par David Tennant est ma préférée, pour plusieurs raisons. J’adore déjà son look: cheveux en pagaille, costume assez simple et Converses. Il est aussi très drôle et décalé (bon, les autres Doctors aussi, c’est vrai). Sa regénération m’avait aussi beaucoup touché (en saison 4). J’ai eu beaucoup de plaisir à le retrouver pour l’épisode spécial 50 ans, en novembre dernier, en compagnie de Matt Smith, qui interprète lui le 11th Doctor.

« People assume that time is a strict progression of cause to effect, but actually from a non-linear, non-subjective viewpoint, it’s more like a big ball of wibbly-wobbly, timey-wimey stuff. »

 

 

 

 

 

 

 

 

1. Abed Nadir, de CommunityS1-Abed_Nadir

Vous l’aurez compris en lisant mes articles sur Community, Abed est de loin mon personnage préféré. Enchaînant les références à la culture pop à toute vitesse, ainsi que des blagues méta, Abed est le personnage qui brise le plus souvent le 4ème mur, en s’adressant parfois directement aux spectateurs. Son évolution de la saison 1 à la saison 5 est l’une de plus grandes que j’ai jamais vu dans une série TV (sans trop en dire, pour ne pas spoiler). L’acteur qui l’incarne, Danny Pudi, est très doué et nous a livré plusieurs imitations réussies, comme celle de Nicolas Cage en début de saison 5.

« Cool, cool, cool. »

Community: #FiveSeasonsAndNoMovie

Voilà, la nouvelle est tombée, il y a environ 3 semaines: il n’y aura pas de saison 6 pour Community. Et j’en suis triste. Je ne peux pas dire que je n’avais pas vu venir cette annulation, étant donné les problèmes que NBC (la chaîne qui diffuse la série) avait eu avec Dan Harmon, qu’ils avaient d’ailleurs remplacé en saison 4 par deux (médiocres) showrunners, mais rembauché quelques temps plus tard, pour la saison 5. Community avait également des audiences très basses et irrégulières, ce qui n’a pas arrangé la chose. Même si je suis furieux de cette annulation, on ne peut pas dire que NBC n’a pas laissé sa chance à Community, et pour ça je leur en suis reconnaissant.

Les personnages de Community sont ceux auxquels je me suis le plus attaché, avec peut-être les personnages de Doctor Who et ceux de Shameless (c’est pour dire). Mon personnage préféré de cette sitcom est sans contestation possible Abed. Abed, au début de la série est timide, no-life et sans ami. Au cours de la série, il évolue, de manière très belle mais passe aussi par des épisodes très difficiles, pour arriver à ce qu’il est aujourd’hui, à la fin de la saison 5. Pourtant, ce n’était pas gagné. Son meilleur ami, Troy, est parti en cours de saison 5, détruisant totalement son moral. Son état d’esprit est résumé par une phrase qu’il dit à Troy, lors de l’épisode « Geothermal Escapism »:

« I don’t think the lava’s here because you’re leaving, I think it’s here because I won’t let go.”

Mais c’est au dernier épisode de la série que l’on se rend compte à quel point il a changé, et aussi de combien il est prêt à grandir.

 

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Même si j’ai bien aimé toutes les saisons (à part la 4ème), la saison 2 restera ma préférée. Et mon épisode favori est sûrement le S02E11, « Abed’s Uncontrollable Christmas ». C’est un épisode de Noël, en stop-motion, où les personnages sont représentés par des marionnettes. C’est en fait Abed qui imagine ses amis comme ça, du fait que sa mère ne viendra pas le visiter à Noël et regarder le film d’animation « Rudolph The Red Nosed Reindeer » avec lui, comme ils le font chaque année. Cet épisode magnifique nous fait rendre compte de la détresse dans laquelle est Abed et comment ses amis vont pouvoir l’aider. Finalement, ils se décident à tous regarder le film avec lui (photo ci-dessus), pour montrer leur amitié et leur support. Et ça, c’est beau.

L’une des plus grandes forces de Community est très certainement les références et hommages à la culture pop, présentes par milliers. Des références à Firefly, The Office, Batman, Nicolas Cage ou encore Who’s The Boss? (et bien d’autres). Contrairement à The Big Bang Theory, ce sont des références bien placées, utiles, qui servent pertinement à l’intrigue ou à l’aspect comique de la sitcom.

Enfin, pour revenir sur la 5ème et dernière saison de Community, je peux vous dire que j’ai bien aimé certains épisodes, mais pas tous. Mes préférés sont sûrement « Basic Intergluteal Numismatics », « Geothermal Escapism » et « Basic Story ». Petite mention spéciale pour le caméo de Vince Gilligan dans « VCR Maintenance and Educational Publishing » et pour celui de Nathan Fillion dans « Analysis of Cork-Based Networking ». Bref, une saison 5 sûrement moins bonne que les autres (excepté la 4), mais qui a des bons moments. Je veux remercier Dan Harmon d’être revenu, pour sauver la série.

Avec The Office et 30 Rock terminées en 2013, Community annulée et Parks and Recreation qui s’arrête l’année prochaine, NBC va avoir du mal à retrouver une série comique avec une âme, pas comme la pâle About a Boy. Community est donc ma sitcom préférée, et j’ai du mal à réaliser qu’aucun nouvel épisode ne sera diffusé (à part si la série est reprise). Comme Abed avec Troy, je dois réussir à laisser partir Community.

« We’ll definitely be back next year. If not, it’ll be because an asteroid has destroyed all human civilization. And that’s canon. » – Abed, a bit too hopeful.

 

X-Men: Days of Future Past, l’apogée de toute une saga

Synopsis: En 2023, dans un futur où les espèces humaine et mutante ont été décimées par d’impitoyables robots Sentinelles, les ultimes survivants n’ont plus grand chose à espérer de l’avenir. Dans un ultime effort pour changer le cours tragique des événements, le Professeur Charles Xavier et Magnéto envoient Wolverine dans le passé en 1973, à la rencontre des jeunes mutants écorchés qu’ils ont été. Car le meilleur moyen d’arrêter la guerre reste encore de ne pas la laisser éclater.

Autant vous le dire d’emblée: j’ai adoré DoFP (c’est comme ça que je l’appelerai dans cette critique), et c’est pour moi le meilleur film de l’univers X-Men à ce jour.  L’histoire que nous présente ce nouveau volet de la saga X-Men est la plus intéressante de l’univers jamais adaptée en film, et le film précédent, X-Men: First Class, lui donne encore plus de sens, en présentant les mutants « jeunes » et en introduisant des relations importantes entre les personnages.

Les enjeux dans DoFP sont énormes, autant pour sauver les Mutants que pour tenter de préserver l’humanité. Le film s’ouvre sur un futur (en 2023 plus précisement) apocalyptique où le Professeur X, Magneto, Wolverine, Tornade, Blink, Colossus, Bishop, Shadowcat, Iceberg, Solar et Warpath tentent de survivre tant bien que mal. Les mutants sont parqués dans un camp de concentration au beau milieu de New York. La première scène, scène d’anthologie, où les X-Men survivants se battent face aux Sentinelles, est une des séquences les plus réussies et impressionantes du film à mon avis. Ne pouvant se résigner à voir cette réalité atroce, les mutants se décident à envoyer l’un des leurs, Wolverine donc (j’ai écris sur ce choix ci-bas), dans le passé (1973 plus exactement), pour empêcher Mystique de tuer Bolivar Trask et par conséquent, de déclencher la guerre qui va causer ce futur apocalyptique.

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Le retour de Bryan Singer à la réalisation m’avait réjoui rien qu’à son annonce, je ne peux qu’être totalement satisfait par le résultat. Ce qui me plaît dans les films X-Men où Bryan Singer est impliqué (X-Men, X-Men 2, X-Men: First Class (dans une moindre mesure, même si Singer est présent à l’écriture) et donc X-Men: DoFP), c’est à quel point l’univers est pris au sérieux. Contrairement, par exemple, aux films The Amazing Spider-Man, la condition des mutants est prise au sérieuse, rendue vraisemblable, en l’intégrant pleinement aux évenements historiques. Ce n’est pas un secret que les comic-book movies qui prennent le sujet d’origine au sérieux, sont les meilleurs. Les thèmes qu’aborde DoFP sont nombreux, avec notamment de multiples paraboles au racisme et à l’intolérance: on se souviendra tous de la scène où Fauve et Mystique sont photographiés comme les plus vulgaires des animaux par les journalistes. J’ai également beaucoup aimé l’intégration de l’Histoire américaine aux évenements du film.

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Enfin, pour revenir sur le rythme et la mise en scène, qui sont quand même une partie importante de DoFP, je suis resté bouche bée devant certains moments de cinéma, de vrai cinéma. Des moments épiques, comme la séquence avec Quicksilver ou la scène d’ouverture, mais pas que. Certains moments, notamment la rencontre Charles jeune – Charles vieux que j’ai particulièrement trouvé émouvante. On ne s’ennuie jamais devant cet opus de la saga X-Men, grâce à un scénario parfaitement maîtrisé, qui ne nous perd jamais entre les arcs du passé (la souffrance de Charles, la radicalisation de Magneto et Mystique qui est prête à faire basculer le cours de l’Histoire) et le futur.

Un des seuls défauts que je trouve aux films X-Men, c’est la trop grosse importance que prend Wolverine par rapport aux autres mutants alors que les X-Men, c’est avant tout une équipe. Par exemple, dans les comics dont est adapté DoFP, c’est Kitty Pride qui est renvoyée dans le passé, et non Wolverine (comme dans le film). Enfin, pour revenir sur mon fanboyisme pur, certains caméos, comme ceux de Malicia, Jean Grey et Scott Summers m’ont fait bondir de mon siège. Je ne vous spoilerai pas la scène post-générique, mais je peux vous dire qu’en connaissant sa signification, on ne peut qu’être excité à l’idée de voir le prochain épisode de la saga, X-Men: Apocalypse.

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J’ai donc beaucoup aimé X-Men: DoFP, et c’est pour moi la meilleure adaptation des X-Men en film. Je ne me risquerai pas à affirmer que c’est mon film préféré de super-héros (ayant une petite préférence pour Batman The Dark Knight et même Kick-Ass), même s’il n’est vraiment pas très loin. Bryan Singer livre donc ici un chef-d’oeuvre (oui oui), en abordant des thèmes importants tout en gardant ce que fait un bon film: le scénario, la mise en scène et le rythme, et en allant bien au-delà d’un simple blockbuster. Si tout se passe bien, DoFP sera un carton au box-office cette année, et encouragera les studios à réaliser d’autres films de cette qualité et de cette envergure, on ne peut que s’en réjouir. Vivement l’Apocalyspe tant attendue.