5 Bonnes Raisons de Regarder The Honourable Woman

Synopsis: Nessa Stein, la fille d’un marchand d’armes anglais sioniste, hérite de la compagnie de son père. Elle décide alors de changer son activité, se retrouvant mêlée à une conspiration mondiale.
The Honourable Woman est de loin ma série préférée de l’été. Mais pourquoi devriez-vous la regarder ? Je pense qu’il y a une infinité de raisons pour se laisser tenter par ce thriller avec Maggie Gyllenhaal, mais je vais séléctionner les 5 meilleures, rien que pour vous.

1. Maggie Gyllenhaal

L’actrice américaine aperçue dans The Dark Knight est d’une justesse et d’une élégance incroyable, à chaque scène. On peut également reconnaître que son accent anglais est très bon, malgré le fait qu’elle soit américaine. Qui plus est, le thriller est habituellement réservé aux personnages masculins; alors que The Honourable Woman est tout le contraire: le rôle principale est tenue par une femme, et la plupart des autres personnages importants sont des femmes.

2. La série évite le manichéisme

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Ceux qui sont persuadés qu’Israël est exempt de tous reproches et que le Hamas équivaut au Diable: cette série n’est pas pour vous.

Ceux qui sont persuadés que le Hamas est exempt de tous reproches et qu’Israël équivaut au Diable: cette série n’est pas pour vous, non plus.

La série refuse de considérer tel ou tel camp comme mauvais. Tout le monde a quelque chose à se reprocher, même les Américains (oui oui). L’obstacle à une paix entre Israël et Gaza est dans tous les camps, jamais tel ou tel acteur géopolitique est considéré comme le bouc émissaire. The Honourable Woman est une série très intelligente, qui réussit à utiliser un conflit pour montrer les émotions et les tourments de ses personnages.

3. Le style

The Honourable Woman

Dans cette série, les vêtements ont presque le premier rôle. Non non, cette affirmation n’est pas du tout réductrice, tant l’habillement des acteurs, et surtout celui de Maggie Gyllenhaal semble avoir été choisi avec minutie pour chaque scène. Les vêtements sont également un très bon moyen dans la série de mémoriser quel personnage secondaire est qui, tant ils sont marquants. Le lecture de cet article du Guardian vous l’expliquera mieux que moi.

4. La durée

Emerging from the sidelines … Atika Halabi (Lubna Azabel).

The Honourable Woman étant une mini-série, elle n’est composée que de 8 épisodes. 8 épisodes d’une heure, et puis s’en va. Ici, pas besoin de réserver des heures et des heures pour cette série, ni de s’engager pour une durée de 5 ou 6 ans. Ce format permet également aux scénaristes de ne pas se perdre dans des intrigues à rallonge, souvent peu efficaces.

5. Vous allez pouvoir vous la péter

Tobias Menzies as Nathanial Bloom in The Honourable Woman

Comme vous l’aurez remarqué, on a pas beaucoup entendu parler de The Honourable Woman en France. La regarder vous procurera donc un petit plus en soirée, un petit plus élitiste. Quand les uns et les autres désigneront True Detective ou Fargo comme leur mini-série préférée de 2014, vous allez déjà pouvoir leur répondre que ces deux séries sont des anthologies, et que la meilleure mini-série de l’année, c’est bien The Honourable Woman.

Bref, bon visionnage à vous !
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The Wire: you can’t even call this shit a war, wars end

Depuis le temps qu’on me vend The Wire comme la meilleure série de tous les temps et depuis le temps que j’ai envie de la regarder, j’ai enfin visionné la saison 1. Et j’ai beaucoup aimé. Pour vous présenter à peu près la série, je peux vous dire que The Wire suit les actions de la police à Baltimore, dans sa lutte contre le trafic de drogues. Et c’est vraiment tout ce que je peux vous dire, tant The Wire est complexe et nécessite vraiment d’être vue. Elle a été diffusée de 2002 à 2008 sur HBO.

Dans cette première saison, on suit le détective Jimmy McNulty (Dominic West), ainsi que toute son équipe, alors qu’il essaie de coincer le plus gros dealer de la ville: Stringer Bell (Idris Elba). Ce qui impressionne dans The Wire, c’est l’absence totale de manichéisme dont fait preuve les scénaristes: personne n’est blanc ou noir. On peut se prendre d’affection pour un trafiquant (Wallace par exemple), au même titre que l’on peut détester un policier. Mention spéciale aux personnages de D’Angelo (Lawrence Gilliard, Jr.), et à celui d’Omar (interprété par le géant Michael K. Williams), qui m’ont beaucoup plu.

Même si The Wire a tendance à tomber dans le documentaire, par moments, l’intrigue nous tient en haleine. C’est simple: on est scotché à l’écran pendant les 55 minutes et quelques que composent chaque épisode. La série contient une multitude de personnages, un peu comme (attention, cette comparaison peut fâcher certaines personnes) Game of Thrones, que ce soit du côté des trafiquants, ou du côté de la police. Le réalisme est évidemment un des aspects les plus importants de la série, David Simon (le créateur de la série, ainsi que de The Corner et Treme) ayant travaillé pour le journal « The Baltimore Sun« , pendant 12 ans, où il a écrit sur les crimes survenus dans la ville. The Wire n’essaie à aucun moment de faire dans le spectaculaire, et reste toujours fidèle à la réalité de la ville de Baltimore. Cette scène de reconstition d’un crime (sans spoiler) montre bien cet aspect:

 

Vous l’aurez compris, j’ai totalement adoré cette saison 1. Je vous laisse du coup, je vais m’empresser de continuer la série (je compte sur vous pour la commencer).

 

The Good Wife: you’ve been served

Plus on aime quelque chose, plus en parler est difficile. On a peur de ne pas rendre hommage à ce que l’on adore, de ne pas trouver les mots, ou même d’être trop admiratif. Pour moi, The Good Wife fait partie des séries dont j’ai du mal à parler. Elle est l’une des meilleures séries du moment, si ce n’est la meilleure. Ce dont je suis sûr, c’est que The Good Wife est le meilleur drama actuel, issu de networks.

The Good Wife est une série judiciaire, diffusée depuis 2009 sur CBS. Elle fait partie de la catégorie des procedurals, mais ne se contente pas seulement de montrer une affaire (judiciaire, donc) par semaine, mais va bien plus loin, en explorant, par exemple, les arcs narratifs principaux, comme la vie de cabinet à Lockhart/Gardner, ou encore la vie privée des protagonistes. Alicia Florrick est le personnage principal de cette série. Le jour où son mari, Peter, qui est procureur du Cook County (Illinois), est condamné à 10 mois de prison pour avoir engagé des prostituées avec l’argent de l’Etat, elle se voit obligée de recommencer à travailler (alors qu’elle avait arrêté de travailler pendant 13 ans pour s’occuper de sa famille). Will Gardner, un de ses amis universitaires, lui offre un poste au cabinet Lockhart/Gardner.

Ce qui impressionne durant les premiers épisodes de The Good Wife, c’est à quel point tous les personnages sont travaillés, et sont à peu près intéressants. Ceux qui ont le plus de temps à l’écran sont, bien entendu, les collègues d’Alicia (Diane, Will, Cary, David, Kalinda, etc), mais également sa famille. On a notamment les enfants d’Alicia, Zach et Grace, qui apportent un vrai plus à la série, ainsi que sa mère, Veronica, et son frère, Owen. Autour de Peter, également, on a sa mère, Jackie, qui est très importante à ses yeux, mais aussi son conseiller: Eli Gold. (interprété par Alan Cumming). Comme je l’avais écrit dans mon Top 5 des personnages de séries TV, c’est l’un de mes personnages de séries préférés. Il est pleinement investi dans son métier, ce qui donne lieu à plusieurs accès de colère par épisode. Grâce à cette multitude de personnages, on ne s’ennuie jamais dans The Good Wife. Il y a tout le temps une intrigue à se mettre sous la dent, soit une affaire judiciaire, soit un problème familial, ou encore une intrigue politique: c’est passionant.

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Qui dit affaire hebdomadaire, dit guest-stars à foison. Mes préférés sont notamment Michael J. Fox (photo ci-dessus), excellent en avocat détestable, et Carrie Preston, en avocate un peu folle cette fois-ci. Egalement, chaque épisode est différent, on ne s’ennuie jamais. Une fois ce sera une affaire criminelle, une autre fois une affaire de divorce, ou encore une class-action. Le temps consacré à l’affaire de la semaine est très équilibré avec le temps consacré à l’intrigue principal, tout est en finesse. The Good Wife n’est jamais racolleuse, tout est fluide et bien introduit.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, The Good Wife n’a jamais gagné d’Emmy Awards. Pourtant, ce n’est pas faute de le vouloir: CBS fait campagne chaque année auprès des voteurs pour les convaincre, une méthode encore sans succès. Un des arguments les plus souvent avancés: le nombre d’épisodes produits. Chaque saison de The Good Wife compte plus de 20 épisodes, tous de très grande qualité, alors que les séries récompensées en comptent la plupart du temps moins de 12.

Eli Gold, énervé par les résultats de The Good Wife aux Emmy Awards

The Good Wife est l’une des (trop) rares séries qui s’améliorent au cours des saisons. C’est pourqoi je voulais revenir sur le 5ème épisode de la saison 5: « Hitting The Fan », qui est pour moi le meilleur épisode de la série et l’un des plus importants de cette saison. Cet épisode m’a tenu en haleine pendant les 40 et quelques minutes qui le composent. Le jeu d’acteur était au plus haut, notamment dans les interactions Alicia-Will (Julianna Margulies-Josh Charles). Ceux qui regardent la série comprendront pourquoi cet épisode est mon préféré.

Contrairement aux préjuges, oui, CBS peut produire une séries de haut volet. The Good Wife est pour moi le meilleur drama actuellement diffusé sur un network américain (CBS, FOX, NBC, CW, ABC). Comme je le disais plus haut, la saison 5 est pour moi la meilleure, et la série ne cesse de s’améliorer. Vivement la saison 6, qui arrivera le 21 septembre prochain.

L’été 2014 en séries TV

L’été est la période de l’année durant laquelle les 5 grands networks américains (FOX, ABC, NBC, CW, CBS) diffusent beaucoup moins de séries, principalement parce que les saisons se sont terminées quelques semaines (voire mois) avant et qu’ils attendent l’automne pour commencer les nouvelles séries. C’est pourquoi les chaînes du câble, principalement, en profitent pour diffuser leurs séries prometteuses. Et cet été ne déroge pas à la règle. Pour vous permettre de vous retrouver dans cette période de l’année assez riche en séries, j’ai créé une liste SensCritique, et je vais donc écrire un article présentant les must-watchs de cet été, classés par ordre chronologique. Parce que vous le valez bien.

  • Rectify, saison 2, le 19 juillet sur Sundance Channel:

Série coup de poing arrivée l’été dernier; on y suit la réinsertion de Daniel Holden dans la société après 20 ans passés dans le couloir de la mort. Le rythme est très lent, mais permet d’observer le monde à travers les yeux de Daniel et de connaître ses doutes et ses peurs. La saison 1 ne compte que 6 épisodes, la saison 2 en comptera 10. Indispensable.

 

  • The Last Ship, saison 1, le 22 juin sur TNT:

THE LAST SHIP

La dernière production en date de Michael Bay pour la télévision, The Last Ship mettra en scène un équipage d’un destroyer américain qui revient d’une mission en Arctique, pour découvrir que la plupart de la population terrestre a été décimée par une épidémie. Un des scientifiques à bord du navire a donc pour but de trouver un vaccin contre le virus. Etant une production de Michael Bay, on peut s’attendre à des explosions ainsi qu’à du grand spectacle. 10 épisodes composeront cette première saison. Pourquoi pas.

 

  • Tyrant, saison 1, le 24 juin sur FX206281

Nouveau drame politique de la chaîne FX, Tyrant nous propose d’assister au retour à son pays natal du fils du dictateur de l’Etat imaginaire d’Abbudin. En effet, Bassam « Barry » Al Fayeed s’est exilé depuis de nombreuses années, mais est contraint de revenir pour assister au mariage de son neveu. Une fois sur place, il se retrouve impliqué dans les affaires d’Etat. FX a beaucoup misé sur cette série et croit fortement en son potentiel. Quant à moi, je suis assez excité à l’idée de découvrir le premier épisode, notamment par le fait que le créateur de la série soit Gideon Raff (Homeland). J’ai hâte.

 

 

  • The Leftovers, saison 1, le 29 juillet sur HBO
    2% de la population terrestre disparaît sans explication. Quelles seront les conséquences sur la petite ville de Mapleton aux USA ? C’est à cette question que la série va tenter de répondre. On suivra le quotidien du shérif Kevin Garvey, confronté à des violences liées aux commémorations du drame. Damon Lindelof (Lost) et Tom Perrotta sont aux commandes. Bref, The Leftovers m’intrigue. Vivement le début.

 

  • Extant, saison 1, le 9 juillet sur CBS

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Extant a réussi l’exploit d’être une série CBS qui m’intrigue. Hormis The Good Wife, que j’adore, CBS est une chaîne qui me laisse complètement indifférent. Mais là, Halle Berry est de la partie, dans une série qui parle de l’espace, donc je ne peux qu’être intéressé. Avec Spielberg comme producteur exécutif également, on se doit d’être enthousiastes pour cette série. A dans 3 semaines !

 

  • The Strain, saison 1, le 13 juillet sur FX466239

The Strain est une série horrifique, à base non pas de zombies, mais de vampires cette fois-ci. Adaptée des romans éponymes écrits par Guillermo del Toro, cette série est créée par… Guillermo del Toro. La première saison comptera 13 épisodes et sera diffusée à partir de mi-juillet. Je suis intrigué par les débuts de del Toro à la télévision, je regarderai donc.

 

  • Masters of Sex, saison 2, le 13 juillet sur Showtime058861J’avais déjà parlé de cette très bonne série dans mon article sur la rentrée des séries 2013. Je n’ai pas grand chose à rajouter à part que je trépigne d’impatience à l’idée de retrouver cette série. Vivement le 13 juillet.

 

  • The Knick, saison 1, le 8 août sur Cinemax

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Steven Soderbergh l’avait dit: il compte arrêter le cinéma. The Knick est donc sa première création, et sera diffusée sur Cinemax (Banshee). On y suivra le personnel d’un hôpital de New York, contraint de repousser les limites de la médecine, à un époque où le taux de mortalité augmente. Le trailer m’a donné envie de regarder la série. A voir.

 

 

Voilà, ces 8 séries TV sont les indispensables de cet été, selon moi. Bien sûr, d’autres séries seront diffusées (notamment la saison 2 d’Utopia en juillet et la saison 8 de Doctor Who en août, pour lesquelles nous n’avons pas encore de dates précises). Et vous, quelles séries prévoyez-vous de regarder cet été ?

Fargo: le Breaking Bad du Minnesota ?

[Aucun spoiler n’apparaîtra dans cet article.]

Synopsis: Lorne Malvo, tueur à gages et manipulateur hors-pair, verse le sang sur son passage. Notamment dans une petite ville du Minnesota, en émoi suite à quelques cadavres laissés ici et là. Très futée, l’adjointe Molly Solverson mène son enquête. Parviendra-t-elle à faire éclater la vérité ?

Fargo est une des nouveautés de cette année 2014 qui m’avaient le plus excité. Martin Freeman dans une série adapté d’un film des frères Coen ? J »étais déjà conquis.

Tout d’abord, commençons par présenter la série. Fargo est une mini-série (voire anthologie, nous ne sommes pas certains à ce jour) produite par la chaîne américaine FX et diffusée d’avril à juin 2014, dont le créateur et unique scénariste est Noah Hawley. Les acteurs principaux sont Martin Freeman (Lester Nygaard), Allison Tolman (Molly Solverson), Bob Odenkirk (Bill Oswalt) et Billy Bob Thonrton (Lorne Malvo), même si bien plus de personnages que ces 4 là sont présents dans la série. Comme je l’indiquais plus haut, cette série est surtout une adaptation libre, mais avec quelques liens cependant, du film des frères Coen, Fargo, datant de 1996.

Fargo a-t-elle réussi son pari de rendre hommage au film, voire même le dépasser ? Pour ma part, je pense que Fargo surpasse vraiment le matériau original (c’est beaucoup dire). Je vous conseille cependant de voir le film des frères Coen avant de voir la série, pour bien prendre la température du froid qui plane sur le Minnesota qui nous est dépeint ici. Les 10 épisodes qui composent cette saison 1 sont une plongée en apnée dans le Minnesota, où les tueries et mensonges apparaissent par douzaines, depuis l’arrivée dans la région de Lorne Malvo. Psychopate sans but précis, Lorne (joué par Billy Bob Thornton) détruit tout sur son passage, y compris la petite vie tranquille de Lester Nygaard. Lester nous paraît comme un homme honnête, sympathique, même, au départ. Mais au cours des 10 épisodes, sa vraie nature nous est révelée.

Bill Oswalt (Bob Odenkirk) et Molly Silverson (Allison Tolman).
Bill Oswalt (Bob Odenkirk) et Molly Silverson (Allison Tolman)

Allison Tolman, qui joue Molly, est elle la vraie star de la série, étant d’une justesse époustouflante pour un de ses premiers rôles à la télévision, bien même plus que Billy Bob Thornton ou encore Bob Odenkirk. Elle mérite largement un Emmy Award, selon moi. Martin Freeman est lui très bon dans le rôle de Lester Nygaard, véritable antihéros, que l’on peut facilement comparer à Walter White de Breaking Bad (d’où le titre de l’article), dans la mesure où il n’a pas peur de réduire à néant sa vie pour survivre et arriver à ses fins.

La photographie de Fargo, met en valeur le désert glacial du Minnesota, véritable enfer duquel sont proies les protagonistes, notamment dans une scène époustouflante de l’épisode 6. La glace est même fatale pour l’un des personnages principaux, dans l’épisode final. La mise en scène de Fargo est ingénieuse, réussissant à retranscrire pleinement la tension procurée par la qualité du scénario, et même si le rythme est très lent, la série arrive à nous tenir en haleine tout du long. L’atmosphère est également très bien travaillée, à travers les décors notamment, ou encore les dialogues pointus et intelligents.

Fargo a donc réussi en seulement 10 épisodes à se glisser dans mes séries préférées et est devenue ma nouveauté préférée de 2014. Hallucinante de maîtrise, cette première saison passionne et se ferme sur une conclusion plus que satisfaisante. J’espère vraiment qu’il y aura une saison 2, et qu’elle sera aussi bonne que la première.

Bonus: le trailer officiel de Fargo: