The Cabin in the Woods: Joss et Drew font un film

[Petite critique du film à chaud] Des petits spoilers sont susceptibles d’apparaître dans cette critique, donc si vous comptez regarder ce film et préférez garder la suprise total, la lecture est déconseillée.

The Cabin in the Woods est un film réalisé par Drew Goddard (Buffy The Vampire Slayer) sorti en 2011. Le scénario a été écrit par Drew Goddard (le réalisateur, donc) et Joss Whedon (Buffy The Vampire Slayer, Firefly, The Avengers). Ce sont donc deux personnes ayant opéré sur Buffy qui se retrouvent pour le premier film. On retrouve au casting Chris Hemsworth (et oui, l’acteur qui joue Thor peut être correct dans un autre rôle), Bradley Whitford (génial) et Kristen Connolly (que vous avez pu voir dans House of Cards).

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The Cabin in the Woods commence comme n’importe quel film d’horreur/slasher classique: une bande de jeunes très caricaturaux se retrouvent pour passer un week-end dans une cabane isolée dans les bois. Jusque-là, tout va bien. Sauf qu’on fait petit à petit la découverte de caméras, mises en place par une sorte d’agence secrète, pour espionner les résidents de la cabane. On croit à une émission de télé-réalité au départ, puis on se rend compte assez vite que ça va bien plus loin que l’on nous l’a laissé entendre. Et c’est là que le film devient jouissif (serais-je un psychopate ?): des monstres en tous genres, plus dégueulasses les uns que les autres, apparaissent pour tenter de massacrer notre bande de personnages. Et c’est là également que l’on voit que ce film va plus loin qu’il le laisse paraître: c’est un véritable hommage aux films d’horreur, sous forme de parodie, un véritable film méta. Beaucoup de genres sont abordés, et beaucoup de films sont référencés: une vraie mine d’or pour les fans d’horreur. La fin voit apparaître devant nous une actrice culte (dont je ne révélerai pas le nom), sorte de récompense en forme de clin d’oeil, pour une conclusion déjantée et encore une fois, jouissive.

The Cabin in the Woods est le premier film de Drew Goddard, et on pourrait croire à un coup d’essai maladroit, mais je ne suis pas de cet avis. Pour moi, le film est très réussi, et est également une très belle surprise: je le recommande chaudement. 

The Wire: you can’t even call this shit a war, wars end

Depuis le temps qu’on me vend The Wire comme la meilleure série de tous les temps et depuis le temps que j’ai envie de la regarder, j’ai enfin visionné la saison 1. Et j’ai beaucoup aimé. Pour vous présenter à peu près la série, je peux vous dire que The Wire suit les actions de la police à Baltimore, dans sa lutte contre le trafic de drogues. Et c’est vraiment tout ce que je peux vous dire, tant The Wire est complexe et nécessite vraiment d’être vue. Elle a été diffusée de 2002 à 2008 sur HBO.

Dans cette première saison, on suit le détective Jimmy McNulty (Dominic West), ainsi que toute son équipe, alors qu’il essaie de coincer le plus gros dealer de la ville: Stringer Bell (Idris Elba). Ce qui impressionne dans The Wire, c’est l’absence totale de manichéisme dont fait preuve les scénaristes: personne n’est blanc ou noir. On peut se prendre d’affection pour un trafiquant (Wallace par exemple), au même titre que l’on peut détester un policier. Mention spéciale aux personnages de D’Angelo (Lawrence Gilliard, Jr.), et à celui d’Omar (interprété par le géant Michael K. Williams), qui m’ont beaucoup plu.

Même si The Wire a tendance à tomber dans le documentaire, par moments, l’intrigue nous tient en haleine. C’est simple: on est scotché à l’écran pendant les 55 minutes et quelques que composent chaque épisode. La série contient une multitude de personnages, un peu comme (attention, cette comparaison peut fâcher certaines personnes) Game of Thrones, que ce soit du côté des trafiquants, ou du côté de la police. Le réalisme est évidemment un des aspects les plus importants de la série, David Simon (le créateur de la série, ainsi que de The Corner et Treme) ayant travaillé pour le journal « The Baltimore Sun« , pendant 12 ans, où il a écrit sur les crimes survenus dans la ville. The Wire n’essaie à aucun moment de faire dans le spectaculaire, et reste toujours fidèle à la réalité de la ville de Baltimore. Cette scène de reconstition d’un crime (sans spoiler) montre bien cet aspect:

 

Vous l’aurez compris, j’ai totalement adoré cette saison 1. Je vous laisse du coup, je vais m’empresser de continuer la série (je compte sur vous pour la commencer).